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Les SOFICA, pour les investisseurs amoureux du 7ème art et souhaitant réduire leur impôt sur le revenu en fin d'année

Les SOFICA, pour les investisseurs amoureux du 7ème art et souhaitant réduire leur impôt sur le revenu en fin d’année

Les Sociétés pour le Financement de l’Industrie Cinématographique et de l’Audiovisuel (SOFICA) occupent une place singulière dans l’offre pléthorique des placements patrimoniaux de défiscalisation. Créées par une loi de 1985, ces sociétés particulières permettent aux investisseurs privés de soutenir la production cinématographique et audiovisuelle française tout en bénéficiant d’avantages fiscaux attractifs.

Fonctionnement et objectifs des SOFICA

Les SOFICA (Sociétés pour le Financement de l’Industrie Cinématographique et de l’Audiovisuel) sont des sociétés dédiées au financement du cinéma et de l’audiovisuel français. Créées par la loi du 11 juillet 1985 [1], dans un contexte de crise du cinéma français, leur objectif était de maintenir un volume annuel minimal de production de 140 longs métrages par an et de favoriser la diversité de la production nationale face à l’industrie nord-américaine.

Les SOFICA sont agréées par le centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et le ministère des Finances.

En parallèle, l’autorité des marchés financiers (AMF) donne son agrément pour que les SOFICA puissent collecter des fonds auprès des investisseurs privés.

Les SOFICA sont commercialisées par les conseillers en gestion de patrimoine (CGP), les banquiers privés et les gestionnaires de fortune.

En 2024, treize SOFICA ont collecté 73 millions d’euros auprès des investisseurs français

Selon le bilan 2024 du CNC [2], en application de la charte et des engagements auxquels elles ont souscrit auprès du CNC, les SOFICA consacreront en moyenne en 2025 :

  • 92 % de leurs investissements non adossés vers la production ou distribution indépendante ;
  • 76 % de leurs investissements sous forme de contrats d’association vers des films au devis inférieur à 8 M€ ;
  • 35 % de leurs investissements sous forme de contrats d’association vers des premiers et deuxièmes films.

Selon le CNC, « les SOFICA participent en moyenne à plus de la moitié des films d’initiative française et à près de la moitié de tous les films agréés par le CNC. En 2024, des films financés par les SOFICA ont à nouveau été primés dans les plus grands festivals internationaux : Dahomey de Mati Diop a remporté l’Ours d’or à la Berlinale, Flow de Gints Zilbalodis a reçu le prix du jury et du public au festival d‘Annecy avant de remporter début 2025 le Golden Globes du meilleur film d’animation, L’Histoire de Souleymane de Boris Lojkine a décroché le Prix du jury de la section. Un Certain regard au Festival de Cannes et Vingt Dieux de Louise Courvoisier celui de la Jeunesse avant de réaliser de beaux succès en salles. Parmi les films qui ont été très remarqués dans la sélection du Festival de Cannes, puis en salles, La Plus Précieuse des marchandises de Michel Hazanavicius, ainsi qu’En fanfare d’Emmanuel Courcol hors compétition (qui cumule à plus d’1,8 million d’entrées) ».

LE CNC poursuit en indiquant que « les SOFICA ont aussi permis de financer des séries qui ont connu un grand succès auprès des téléspectateurs telles que la première saison de Cat’s Eyes, la deuxième saison de Lycée Toulouse Lautrec, ou la troisième saison de la série animée Oscar et Malika, toujours en retard ».

La campagne de collecte 2025

En 2025, treize SOFICA ont jusqu’à fin décembre 2025 pour collecter 73,07 millions d’euros. Elles s’engagent en outre à investir au minimum en 2026 :

  • 91 % en risque auprès des producteurs indépendants ;
  • 74 % dans des films dont le devis est inférieur à 8 millions d’euros ;
  • 35 % dans des premier et deuxième films ;
  • 15 % en audiovisuel ;
  • 9 % en animation ;
  • 14 % en association à la distribution.

Voir la liste des SOFICA agréées en 2025 par le Conseil national du Cinéma pour les investissements 2026.

Une réduction de l’impôt sur le revenu

En souscrivant à des parts de SOFICA, les investisseurs peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt de 30 % (pouvant aller jusqu’à 48 %) du montant de l’investissement réalisé.

Cette réduction d’impôt (prévue à l’article 199 unvicies du code général des impôts (CGI)), est accordée aux contribuables qui souscrivent en numéraire au capital initial et aux augmentations de capital des SOFICA jusqu’au 31 décembre 2026.

Le bénéfice de la réduction d’impôt est réservé aux personnes physiques fiscalement domiciliées en France.

La réduction d’impôt est limitée à 18 000 € par foyer fiscal et par an. Le montant de l’investissement ne doit en outre pas dépasser 25 % du revenu net global de l’investisseur.

Pour bénéficier des avantages fiscaux, les parts de SOFICA doivent être conservées pendant au moins cinq ans et en pratique, la durée de détention atteint huit ans. Il n’existe pas de clause de sortie anticipée.

Les risques des SOFICA

Les parts de SOFICA ne sont pas liquides et leur revente n’est pas possible avant la durée minimale de détention. Il n’y a aucune garantie en capital.

La performance de l’investissement dépend en grande partie de la compétence de son équipe de gestion et du succès commercial des films financés.

Les avantages fiscaux liés à l’investissement dans les SOFICA dépendent des lois de finances et ne peuvent être considérés comme pérennes dans le temps. La rentabilité, avantage fiscal inclus, n’est donc en aucun cas garantie.

Ces placements comportent des risques importants et ne doivent pas être choisis exclusivement pour leurs avantages fiscaux. Les investisseurs doivent envisager l’investissement en SOFICA comme une solution de diversification, en y consacrant une part limitée de leur patrimoine.


Notes :

  • Les SOFICA, pour les investisseurs amoureux du 7ème art et souhaitant réduire leur impôt sur le revenu en fin d’année

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