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Réglementation funéraire : ce que change le décret n° 2025-53 du 17 janvier 2025 pour les communes

Réglementation funéraire : ce que change le décret n° 2025-53 du 17 janvier 2025 pour les communes

Le décret n° 2025-53 du 17 janvier 2025 a introduit plusieurs évolutions majeures dans le domaine de la police funéraire en France. Allègement des procédures d’exhumation et de crémation pour les congrégations religieuses, élargissement de l’accès aux certificats de décès pour les officiers de police judiciaire, nouvelles attributions pour le maire de Paris : ce texte, bien que technique, entraîne des conséquences concrètes pour les élus locaux, les opérateurs funéraires, les représentants religieux et les collectivités territoriales. Cet article vise à décrypter les principales mesures du décret et leurs implications pratiques.

Exhumation et crémation : des pouvoirs élargis pour les personnes morales religieuses ou associatives

Lorsqu’une congrégation religieuse est dissoute, ou qu’un de ses établissements est supprimé, le texte autorise désormais son responsable à demander l’exhumation et la crémation des corps inhumés sur ses propriétés, à défaut de proches identifiables. Cette possibilité est également ouverte aux associations et établissements publics du culte, notamment en Alsace-Moselle. Ce transfert de compétence s’explique par la volonté de la part de l’État d’avoir un cadre juridique clair.

Complément d’information n°1 :
Le décret aligne par ailleurs la procédure de modification des statuts des congrégations religieuses d’Alsace-Moselle sur celle du droit commun (décret du 16 août 1901), via la création d’un nouvel article R. 2213-40-1 du Code général des collectivités territoriales (CGCT).

Les officiers de police judiciaire accèdent désormais au certificat de décès dématérialisé

Jusqu’à présent, le volet administratif du certificat de décès, transmis de manière dématérialisée aux mairies, régies et opérateurs funéraires, n’était pas accessible aux officiers de police judiciaire (OPJ). Ce n’est plus le cas.

Complément d’information n°2 :
Le décret complète l’article R. 2213-1-2 du CGCT, en ouvrant l’accès à ce document aux OPJ qui en font la demande. Une mesure qui renforce l’efficacité des enquêtes, notamment dans les cas de décès suspect, ou pour vérifier les formalités d’inhumation.

À Paris, le maire reprend la main sur les questions funéraires

Autre évolution symbolique : les attributions du préfet de police en matière funéraire sont transférées au maire de Paris. Par ailleurs, d’autres acteurs sont concernés par ce changement concernant le règlement funéraire dont les mairies, surtout en zone de police d’État ou à Paris, les officiers de police judiciaire (municipaux ou nationaux), les responsables religieux ou associatifs ainsi que les opérateurs funéraires habilités.

Complément d’information n°3 :
Le décret abroge l’article R. 2512-35 du CGCT, et modifie l’article R. 2213-4, précisant que le maire de Paris exerce désormais les compétences funéraires sous sa propre autorité, comme dans toute autre commune.
Les textes de référence

Pour consulter les textes dans leur intégralité :

Les textes de référence
Décret n° 2025-53 du 17 janvier 2025 portant diverses mesures relatives à la réglementation funéraire.
Article R. 2213-40-1 du Code général des collectivités territoriales (CGCT).
Article R. 2213-1-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT).
Article R. 2512-35 du Code général des collectivités territoriales (CGCT).
  • Réglementation funéraire : ce que change le décret n° 2025-53 du 17 janvier 2025 pour les communes

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