Bienvenue sur le site des Experts du patrimoine

Site de référence d’information juridique pour tout ce qui concerne les problématiques patrimoniales Notaires, professionnels de l’immobilier, de la gestion de patrimoine, de la banque, des finances et de l’assurance vous disent tout !

Nouveau !

Devenez auteur !

Retrouvez aussi l’actualité des legs et donations / rubrique associations

+ management des offices

 
 /  Immobilier

Plus-value immobilière : Éric Lombard clarifie les conditions d'exonération lors de la première cession

Plus-value immobilière : Éric Lombard clarifie les conditions d’exonération lors de la première cession

Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, a récemment précisé les conditions permettant de bénéficier de l’exonération d’impôt sur la plus-value immobilière lors de la première cession d’un logement, lorsque le produit de la vente est réinvesti dans l’acquisition ou la construction d’une résidence principale. Ces précisions interviennent en réponse à une question écrite de Mme Angélique Ranc, députée de l’Aube, publiée au Journal officiel le 4 mars 2025.

Une interrogation sur la durée minimale de détention

Dans sa question, Mme Ranc relevait que le Code général des impôts, le Bulletin officiel des finances publiques-impôts (BOFIP) et un amendement au projet de loi de finances pour 2025 prévoyaient que, pour bénéficier de cette exonération, le réinvestissement devait intervenir dans un délai de 24 mois suivant la cession. En revanche, aucun texte ne mentionnait de durée minimale pendant laquelle le nouveau logement devait être conservé comme résidence principale. Elle souhaitait donc savoir s’il existait un délai légal imposé pour maintenir le bénéfice de l’exonération.

Une exonération sous conditions, mais sans délai fixe

Dans sa réponse, publiée le 3 juin 2025, le ministre a rappelé que l’exonération prévue par l’article 150 U, II, 1° bis du CGI s’applique uniquement si :

  • le cédant n’est pas propriétaire de sa résidence principale au jour de la cession, ni ne l’a été au cours des quatre années précédentes ;
  • le prix de vente est réinvesti, dans les 24 mois, dans l’acquisition ou la construction d’un logement affecté à sa résidence principale.

Le texte ne fixe toutefois aucune condition de durée d’affectation à la résidence principale.

Une appréciation au cas par cas par l’administration fiscale

Le ministre a précisé que la résidence principale s’entend du lieu où le contribuable réside habituellement pendant la majeure partie de l’année, de manière effective et durable. Une occupation temporaire ne saurait être considérée comme suffisante.

La durée d’affectation doit donc être « significative », mais elle n’est pas chiffrée dans la loi : c’est à l’administration fiscale d’apprécier la situation au cas par cas, sous le contrôle du juge de l’impôt, en tenant compte de l’ensemble des circonstances. Le contribuable doit pouvoir prouver par tout moyen la réalité et la permanence de son installation.

Afin de consulter la réponse du ministre dans son intégralité :

  • Plus-value immobilière : Éric Lombard clarifie les conditions d’exonération lors de la première cession

A lire aussi dans la même rubrique :

Investir en Malraux en 2024, une réelle opportunité ?

Un dispositif d’investissement qui a fait ses preuves Le Malraux fait partie avec le Déficit foncier, le Denormandie et le Monument Historique de la famille des investissements locatifs de défiscalisation dans l’ancien. L’ancien ministre de (…)

Lire la suite ...

Les vendeurs, ces acteurs méconnus du marché immobilier français

Vendeurs en immobilier en France : qui sont-ils ? Les vendeurs de logements en France représentent une catégorie d’acteurs diversifiée, aux motivations multiples. Les résidences principales représentent 48,7 % des transactions, tandis que les (…)

Lire la suite ...

Règlementation sur les syndics et copropriétés : restez informé(e)s !

Dans le domaine complexe de la gestion des copropriétés, la conformité aux réglementations légales est essentielle pour assurer une administration transparente et équitable. Les syndics jouent un rôle central dans ce processus, agissant en tant (…)

Lire la suite ...

Le CCSF est satisfait de l’application de la « loi Lemoine » relative à l’assurance emprunteur

Rappels sur la réglementation de l’assurance emprunteurLes risques couverts par l’assurance emprunteur L’assurance emprunteur est un contrat souscrit en même temps qu’un crédit immobilier. L’assureur prendra en charge le paiement des (…)

Lire la suite ...