Bienvenue sur le site des Experts du patrimoine

Site de référence d’information juridique pour tout ce qui concerne les problématiques patrimoniales Notaires, professionnels de l’immobilier, de la gestion de patrimoine, de la banque, des finances et de l’assurance vous disent tout !

Nouveau !

Devenez auteur !

Retrouvez aussi l’actualité des legs et donations / rubrique associations

+ management des offices
Litiges financiers : les enseignements du rapport 2024 du médiateur de l'AMF

Litiges financiers : les enseignements du rapport 2024 du médiateur de l’AMF

Hausse des saisines, tensions sur le marché immobilier, incompréhensions autour des crypto-actifs, le rapport 2024 du médiateur de l’Autorité des marchés financiers (AMF) dresse un état des lieux sans concession des difficultés actuelles rencontrées par les épargnants. Il met aussi en lumière les défis à venir pour renforcer la transparence, le conseil et la protection des investisseurs.

Immobilier : les SCPI et le crowdfunding dans la tourmente

Le premier enseignement majeur que l’on peut tirer de ce rapport est la montée en flèche des litiges en lien avec les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) et le crowdfunding immobilier. Ce constat peut s’expliquer par une nette augmentation des demandes de retrait de la part des épargnants. Mais surtout, par un sentiment grandissant d’insatisfaction liées à des délais non maîtrisés ou à des conseils jugés inadaptés. Les dossiers liés au financement participatif immobilier ont triplé en un an, illustrant les limites de certaines pratiques commerciales ou l’insuffisance du devoir de conseil des plateformes concernées.

PEA : des progrès malgré des problèmes persistants

D’après le rapport publié par le médiateur de l’AMF, Marielle Cohen-Branche, le plan d’épargne en actions (PEA) est un sujet de discussion constant dans les foyers français, bien que les litiges qui y soient liés aient diminué de 37 % en 2024. En effet, les problèmes de transfert de PEA entre établissements financiers représentent encore 62 % des dossiers liés à ce produit. Le médiateur signale également la complexité juridique liée à la détention de titres non cotés dans le cadre de ces plans, souvent mal comprise par les épargnants et mal anticipée par certains teneurs de compte.

Épargne salariale : source persistante d’incompréhensions

Le sujet de l’épargne salariale longtemps considéré comme le premier domaine de saisine semble être une source de frustration pour une partie de la population française notamment lors des demandes de déblocage anticipé (départ à la retraite, achat de la résidence principale). Des malentendus sur les règles de « versement unique » ou sur la date du fait générateur des droits déblocables génèrent des litiges complexes, parfois amplifiés par des conseils contradictoires fournis aux épargnants.

Crypto-actifs : des plaintes en hausse dans un secteur encore mal régulé

Du certainement à un manque de connaissances ou à la suite de mauvais conseils, de nombreux français découvrent malgré eux, que leurs investissements dans des plateformes de cryptomonnaie ne bénéficient pas du même cadre protecteur que les placements régulés. Cette zone grise souligne la nécessité d’une pédagogie renforcée à l’approche de l’entrée en vigueur du règlement européen MICA, qui ambitionne d’encadrer ce marché.

Autres tendances : ETF stables, CIF en retrait

Les litiges boursiers (ordres mal exécutés, opérations sur titres) poursuivent leur décrue mais la méconnaissance des droits préférentiels de souscription (DPS) continue à causer des préjudices, bien que les professionnels fournissent aujourd’hui une information plus claire.

Les ETF (fonds indiciels cotés) font figure d’exception : aucune saisine significative n’a été enregistrée, malgré leur forte croissance.

Les conseillers en investissements financiers (CIF) font toujours l’objet de critiques : refus récurrents d’entrer en médiation, ce qui nuit à la confiance des épargnants et contrevient à leurs obligations légales.

Une médiation efficace malgré des tensions internes

Malgré la perte de deux tiers de son équipe juridique en quelques mois, le service de médiation a tenu le cap. 981 dossiers ont été traités dans le champ de compétence de l’AMF, avec 710 avis rendus (dont 48 % favorables au demandeur) et un taux de suivi par les professionnels de 94 %. Le taux de contestation par les épargnants reste faible (5 % en cas d’avis défavorable).

Vers une médiation plus lisible

Le recours au formulaire en ligne a progressé de 10 points, atteignant 60 % des saisines. Cette évolution reflète les efforts de sensibilisation déployés auprès des établissements financiers et l’amélioration de l’orientation des épargnants dès le stade de la réclamation.

À lire aussi :

Pour consulter le rapport de l’AMF dans son intégralité :

  • Litiges financiers : les enseignements du rapport 2024 du médiateur de l’AMF

A lire aussi dans la même rubrique :

Un nouveau départ pour l’Union financière notariale

Activité et chiffres clés de l’UnofiUn binôme au service de l’accompagnement patrimonial des clients Pour conseiller leurs clients, les notaires et les équipes de l’Unofi travaillent main dans la main : le notaire et le conseiller patrimonial (…)

Lire la suite ...

Les encours de la finance solidaire en hausse de 7 % par rapport à 2023

Une dynamique toujours positive mais ralentie En 2023, la finance solidaire avait franchi un cap historique en dépassant les 27 milliards d’euros, portée par un fort engouement des épargnants. En 2024, la tendance reste haussière, mais le (…)

Lire la suite ...

Impôt : le prélèvement à la source individualisé devient la règle pour les couples en septembre

Du taux commun au taux individualisé : ce qui change Depuis le 1er septembre 2025, le prélèvement à la source évolue pour les couples mariés et pacsés. En effet, chacun est désormais imposé avec un taux individualisé, calculé en fonction de ses (…)

Lire la suite ...

L’épargne des ménages français : pilier du financement de l’économie

Une ressource majeure pour les ménages En 2024, les ménages français ont épargné 348,7 milliards d’euros, soit la part de leurs revenus non consommés, tout en contractant un endettement net supplémentaire de 3,2 milliards d’euros, (…)

Lire la suite ...