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L'épargne des ménages français : pilier du financement de l'économie

L’épargne des ménages français : pilier du financement de l’économie

Selon une étude de la Fédération bancaire française (FBF), la France reste l’un des pays européens où les ménages épargnent le plus. Avec un taux d’épargne moyen de 15 % depuis 2000, inférieur à celui de l’Allemagne (17,9 %) mais bien supérieur à la plupart des pays de la zone euro, du Royaume-Uni ou des États-Unis, l’Hexagone confirme sa tradition de prudence financière. Après le pic de 26,1 % atteint au deuxième trimestre 2020 en raison de la crise sanitaire, l’épargne s’est stabilisée à un niveau élevé : 18,6 % au premier trimestre 2025.

Une ressource majeure pour les ménages

En 2024, les ménages français ont épargné 348,7 milliards d’euros, soit la part de leurs revenus non consommés, tout en contractant un endettement net supplémentaire de 3,2 milliards d’euros, essentiellement lié aux crédits immobiliers. Cette épargne s’oriente principalement vers l’acquisition de logements, participant ainsi au financement du marché immobilier, et vers divers placements financiers (livrets réglementés, assurance-vie, actions, etc.) permettant une diversification des actifs. Début 2025, leur patrimoine financier total s’élève à 6 334 milliards d’euros, répartis entre produits de taux (3 869 milliards €), tels que dépôts bancaires ou contrats d’assurance-vie en euros, privilégiés pour leur sécurité, et produits de fonds propres (2 465 milliards €), incluant actions, PEA ou unités de compte, plus risqués mais offrant de meilleures perspectives de rendement.

La dynamique des placements financiers

Au premier trimestre 2025, les ménages français ont placé un flux net de 33,4 milliards d’euros dans des produits financiers, un niveau inférieur à celui du quatrième trimestre 2024 (39,2 milliards). Les produits de taux, tels que les livrets réglementés ou l’assurance-vie en euros, connaissent un recul, avec même de légers retraits sur certains supports, tandis que les placements en fonds propres progressent de 13,8 milliards d’euros, traduisant un regain d’intérêt pour les actions, unités de compte et PEA. Pour le deuxième trimestre 2025, les premières tendances indiquent une hausse des dépôts à vue, signe d’une préférence pour la liquidité immédiate, ainsi qu’une poursuite de la croissance de l’assurance-vie en unités de compte, plus risquée mais liée aux performances des marchés financiers.

L’épargne réglementée : un socle incontournable

Avec 954,9 milliards d’euros au T1 2025, l’épargne réglementée représente 15 % du patrimoine financier des Français.

  • Livret A et LDDS : 609,4 milliards d’euros d’encours à l’été 2025, avec un taux de détention très élevé (83 % pour le Livret A) ;
  • PEL : en déclin, avec 9 millions de plans fin 2024 et un encours en baisse de 10 % sur un an ;
  • LEP : forte progression, avec 11,9 millions de détenteurs fin 2024 contre 8,3 millions en 2022, pour un encours de 79,7 milliards d’euros. Son taux de rémunération, relevé à 2,7 % depuis août 2025, en renforce l’attractivité.

Assurance-vie et placements de long terme

L’assurance-vie demeure le placement le plus prisé : 2 052 milliards d’euros d’encours en juin 2025, en hausse de 5 % sur un an. La collecte nette s’accélère, portée par les unités de compte (+4,7 milliards en juin). Les PEA et PEA-PME affichent une progression plus modeste, avec un encours cumulé de 117 milliards fin 2024. L’épargne salariale et retraite poursuit également sa montée en puissance, atteignant 200 milliards d’euros, dont 34,1 milliards pour les PER collectifs (+15 % sur un an).

Un rôle clé pour le financement de l’économie

L’épargne des ménages constitue une ressource essentielle pour les banques françaises. Fin 2024, les dépôts cumulés des ménages et des entreprises atteignaient 3 732 milliards d’euros. Ils permettent d’alimenter 1 833 milliards de crédits aux entreprises et 2 000 milliards de crédits aux ménages, démontrant ainsi le rôle structurant de l’épargne dans le financement de l’économie réelle.

  • L’épargne des ménages français : pilier du financement de l’économie

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