Bienvenue sur le site des Experts du patrimoine

Site de référence d’information juridique pour tout ce qui concerne les problématiques patrimoniales Notaires, professionnels de l’immobilier, de la gestion de patrimoine, de la banque, des finances et de l’assurance vous disent tout !

Nouveau !

Devenez auteur !

Retrouvez aussi l’actualité des legs et donations / rubrique associations

+ management des offices
La récupération de l'ASPA au décès : ce que les héritiers doivent savoir

La récupération de l’ASPA au décès : ce que les héritiers doivent savoir

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) [1], souvent qualifiée de « minimum vieillesse », est une prestation sociale qui vise à garantir un niveau de revenu minimum aux personnes âgées dont les ressources sont faibles. Financée par l’État et gérée par le Fonds de solidarité vieillesse [2] , l’Aspa est versée chaque mois par les caisses de retraite. Contrairement à la pension de retraite, qui provient des cotisations versées durant la vie professionnelle, l’ASPA est une aide sociale dont les versements peuvent, sous certaines conditions, être récupérés à la succession du défunt.

Pourquoi rembourser l’ASPA après le décès ?

Le principe de la récupération de l’ASPA repose sur l’idée que cette allocation, bien qu’attribuée pour soutenir les plus démunis, constitue une avance financière de l’État. Ainsi, dans certains cas, les montants versés au titre de l’ASPA devront être remboursés par les héritiers, mais uniquement lorsque la succession du défunt atteint un certain seuil de valeur nette.

Qui est concerné par le remboursement de l’ASPA ?

En 2025, le remboursement de l’ASPA ne concerne que les héritiers des personnes dont la succession dépasse un montant minimal, fixé en fonction du lieu de résidence du défunt.

  • En métropole : ce seuil est de 107 616 euros ;
  • En Outre-mer : le seuil est plus élevé, fixé à 150 000 euros.

En dessous de ces montants, aucune récupération n’est effectuée par l’État. Il est important de noter que seuls les biens du défunt sont concernés par la récupération de l’ASPA, et non le patrimoine personnel des héritiers.

Quel montant d’ASPA doit être remboursé ?

Le montant total de l’ASPA récupérable est limité et ne peut excéder la somme effectivement perçue par le bénéficiaire pendant sa vie. Par exemple, pour une personne seule ayant bénéficié de l’ASPA pendant 7 ans avec un plafond annuel de 8 387,93 euros en 2025, le montant maximum récupérable à la succession sera donc de 58 785,81 euros.

Il existe toutefois des exceptions, notamment lorsque des dons ou primes d’assurance disproportionnés par rapport aux revenus du défunt ont été versés avant son décès. Ces sommes peuvent être prises en compte dans l’actif successoral pour déterminer si la récupération de l’ASPA est due.

Comment se passe le remboursement de l’ASPA au règlement de la succession ?

La récupération de l’ASPA se fait sur l’actif net de la succession, c’est-à-dire après déduction des dettes du défunt et des frais funéraires (dans la limite de 1 500 euros). Si un notaire est impliqué dans la gestion de la succession, c’est ce professionnel qui se charge de la récupération des sommes dues. En revanche, dans les situations où le notaire n’est pas nécessaire, les héritiers devront eux-mêmes procéder au remboursement de l’allocation.

Récupération de l’ASPA : les cas particuliers

La situation des exploitations agricoles mérite une attention particulière. En effet, les terres, bâtiments agricoles, et autres éléments constitutifs de l’exploitation ne sont pas inclus dans la succession prise en compte pour le remboursement de l’ASPA. Par conséquent, les héritiers ne sont pas obligés de vendre ces biens pour rembourser l’aide reçue.


Notes :

  • La récupération de l’ASPA au décès : ce que les héritiers doivent savoir

A lire aussi dans la même rubrique :

Les investisseurs particuliers sont de plus en plus séduits par les ETF

Nature des données transmises à l’Autorité des marchés financiers La réglementation européenne (directive MIF2), impose aux prestataires de services d’investissement (PSI) établis au sein de l’Union européenne de déclarer aux régulateurs (…)

Lire la suite ...

La prévoyance de la CPRN, un socle de protection individuelle pour les notaires libéraux et leurs ayants-droits

Rappels sur la prévoyance obligatoire des notaires libéraux Depuis le 1er janvier 2017 [1], les notaires libéraux sont automatiquement couverts par la Caisse de prévoyance et de retraite au titre de leur prévoyance individuelle. Ce régime dédié (…)

Lire la suite ...

Les enjeux liés à la transmission des entreprises familiales françaises

Les entreprises familiales en France Les entreprises familiales représentent 71 % des entreprises françaises. Dans le détail, 68 % des PME, 73 % des ETI et 60 % des grands groupes sont des entreprises familiales. Comptant pour deux tiers de (…)

Lire la suite ...

L’épargne salariale au sommet !

L’AFG Depuis sa création, il y a 60 ans, l’association française de la gestion financière réunit l’ensemble des professionnels du secteur. Ses membres sont les sociétés de gestion de portefeuille (SGP), entrepreneuriales ou filiales de groupes (…)

Lire la suite ...