L’AFG
Depuis sa création, il y a 60 ans, l’association française de la gestion financière réunit l’ensemble des professionnels du secteur. Ses membres sont les sociétés de gestion de portefeuille (SGP), entrepreneuriales ou filiales de groupes bancaires ou d’assurance, français et étrangers.
L’AFG a tout d’abord pour mission d’informer, d’assister et de former les acteurs de l’industrie de la gestion d’actifs, auxquels elle apporte son concours permanent dans les domaines juridique, fiscal, économique, comptable et technique. Elle anime aussi la réflexion de la profession sur l’évolution des techniques de gestion, la recherche financière, ainsi que la protection et l’orientation de l’épargne des Français. Elle définit enfin les règles déontologiques de la profession, contribue activement à l’évolution de la réglementation et joue un rôle moteur en matière de gouvernance d’entreprise.
L’AFG s’investit dans des missions structurantes telles que la fiscalité de l’épargne et la compétitivité de la place financière de Paris ; le positionnement de la France sur la scène internationale ; la finance durable et l’ensemble des enjeux ESG. À ce titre, elle s’engage en faveur des diversités, de l’éducation financière et soutient l’épargne longue pour permettre aux épargnants d’être de véritables acteurs de l’économie et de la relance.
En 2025, les professionnels de la gestion d’actifs français gèrent 5 000 milliards d’euros, soit un quart du marché de la gestion collective de l’Union européenne.
Les résultats de la dernière enquête de l’AFG
Les encours et la collecte ne cessent de progresser
Les encours d’épargne salariale et de retraite d’entreprise atteignent leur plus haut historique avec 220,7 milliards d’euros au 30 juin 2025, en hausse de 11,5 % en un an.
Les versements effectués par les salariés sur les différents plans se sont élevés à 16,3 milliards d’euros, soit une hausse de plus d’un milliard en un an (+7,5 %).
La collecte nette a franchi les 5,2 milliards d’euros, en progression de 11,7 % par rapport à juin 2024.
En parallèle, les rachats effectués par les salariés ont progressé pour atteindre 11,1 milliards d’euros (10,5 milliards d’euros à fin juin 2024).
Détails sur les versements
Différentes sources peuvent alimenter les plans d’épargne salariale : la participation, l’intéressement, les versements volontaires et les abondements employeurs.
Sur le premier semestre 2025 :
- 5,2 milliards de versements proviennent de la participation (+5,3 % en un an) ;
- 6,1 milliards de versements proviennent de l’intéressement (+6,8 % en un an) ;
- 100 millions issus de la prime de partage de la valeur (PPV) ;
- 2,1 milliards directement versés par les salariés (+11,4 % en un an).
Le succès de l’épargne salariale provient de la faculté offerte aux employeurs d’abonder les versements des salariés. Au 30 juin 2025, ces abondements ont généré 2,8 milliards d’euros d’épargne supplémentaire (en hausse de 5,1 % en un an).
L’allocation d’actifs en épargne salariale : une part importante d’actifs risqués
Alors que les épargnants français sont traditionnellement averses au risque financier, plus de la moitié des fonds investis en épargne salariale le sont directement en actions et indirectement dans des fonds diversifiés comprenant une part d’actions. Notons que l’épargne salariale permet d’investir sur un horizon de temps assez long (en général cinq ans minimum), ce qui est compatible avec un investissement en actions dont le couple rendement/risque est adapté à ces durées d’investissement.
Source : AFG
Une part importante d’actionnariat salarié
L’actionnariat salarié permet d’associer les salariés à la croissance de leur entreprise. Ce dispositif spécifique permet aux salariés d’acheter des actions de leur entreprise, qui seront logées au sein de leur plan d’épargne salariale ou d’épargne-retraite. Les encours en actionnariat salarié ont dépassé les 80 milliards d’euros au 30 juin 2025 (+15,2 % en un an).
À noter que les fonds dits « durables » (conformes à la réglementation « sustainable finance disclosure regulation » ou SFDR) et « solidaires » renforcent leur présence au sein des plans d’épargne salariale.
Statistiques sur les entreprises
Les entreprises proposant des plans d’épargne salariale et retraite sont de plus en plus nombreuses. Ainsi :
- 429 600 entreprises proposent à leurs salariés un plan d ’épargne salariale ou retraite (+5,6 % en un an) ;
- 251 800 entreprises proposent un plan d’épargne retraite (+9% en un an).
Focus sur l’épargne retraite d’entreprise
Les investissements dédiés à la préparation de la retraite en entreprise sont fléchés vers les PERCOL (plans d’épargne retraite collectifs) depuis la loi Pacte de 2019.
Si on cumule les anciens PERCO et les PERCOL, l’encours d’épargne-retraite d’entreprise a atteint 36,7 milliards d’euros au 30 juin 2025 (+12,9 % en un an). Le nombre de bénéficiaires progresse d’année en année. Désormais, 4,5 millions de salariés disposent d’un plan d’épargne retraite d’entreprise (+6 % en un an).
Source : AFG
Les salariés ont versé 2,8 milliards d’euros sur le premier semestre 2025 (+9,8 % en un an). La collecte nette (collecte brute déduction faite des rachats réalisés) a été positive de 1,8 milliard d’euros (+11,4 % en un an).
Pour aller plus loin :
Axel Masson
Rédaction du Village des Notaires et du Patrimoine