« Les conteurs d’histoires ressemblent aux gens qui vivent d’emprunt, leur crédit ne dure pas. », telle était la réflexion du Duc de Lévis au 18ème siècle montrant une vision française traditionnellement ambivalente, voire négative du crédit. Bien entendu, l’Histoire a souvent montré que l’excès de crédit était risqué et déclenchait régulièrement des révolutions.
Aujourd’hui, cette vision sulfureuse s’est atténuée et lorsqu’il est utilisé à bon escient, le crédit fait partie intégrante d’une gestion avisée d’un patrimoine privé et présente des opportunités. En effet, les solutions de crédit décrites dans cet article sont dites non affectées, c’est-à-dire que le bénéficiaire du prêt n’a pas à justifier de son utilisation.
Obtenir un prêt hypothécaire en monétisant son patrimoine immobilier
Le prêt hypothécaire est un mode de financement alternatif au crédit immobilier ou crédit à la consommation classique. Ce crédit s’adresse à une clientèle patrimoniale disposée à mettre en garantie (sous hypothèque) un ou plusieurs biens immobiliers, afin de financer de nouveaux projets personnels ou professionnels.
Les caractéristiques des biens mis en garantie et les conditions de revenus
Cela peut sembler évident mais il convient de le préciser : un emprunteur français sollicitant un prêt hypothécaire possède un bien immobilier nécessairement situé en France. Les biens admis en garantie sont au choix la résidence principale de l’emprunteur, une résidence secondaire, voire des biens locatifs. Les prêts seront consentis pour des biens dont la valeur dépasse généralement 300 000 euros.
Le montant du prêt hypothécaire est calculé à partir de la valeur du bien et ne constitue qu’une fraction de cette dernière, dans une fourchette comprise entre 50 et 70 %. Cette limite vise à prémunir le prêteur contre d’éventuels risques de non-remboursement du prêt, notamment en cas de retournement du marché immobilier.
Les prêts hypothécaires ne sont pas soumis à la règle du taux d’endettement maximum de 35 % édictée par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HSCF), ce qui en théorie permet de s’endetter pour des montants substantiels.
Toutefois, en la matière, il est conseillé de rester raisonnable et de s’assurer de pouvoir rembourser le prêt hypothécaire, sous peine de voir le bien saisi par l’établissement prêteur et mis en vente aux enchères.
Les coûts
Les prêts hypothécaires, courants dans le monde anglo-saxon, sont des prêts encore « atypiques » dans l’industrie française du crédit. Assimilés à des crédits immobiliers, ils sont encadrés par… cliquez ici pour lire la suite de l’article gratuitement sur le Journal du Village des Notaires.
Axel Masson
Village des Notaires et du Patrimoine