Les FCPI et les FIP sont des fonds de « capital-investissement »
Les FCPI et FIP appartiennent à la famille des fonds d’amorçage, de capital-investissement ou de Private Equity. Le capital-investissement a pour objet de financer des phases clés de la vie des entreprises telles que le démarrage et le développement, des prises de participation, la préparation des introductions en Bourse ou bien des opérations de cession ou de transmission.
Ces opérations financières sont dites « non cotées » car elles concernent des petites et moyennes entreprises qui ne sont pas cotées en bourse.
Il existe trois types de fonds de capital-investissement accessibles aux particuliers : les fonds communs de placement à risques (FCPR), les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et les fonds d’investissement de proximité (FIP).
Les FCPI, une réduction d’impôt de 25 %
En 2025, l’État a donné un léger coup de pouce aux souscripteurs en majorant le taux de réduction d’impôt de 18 à 25 %. Ce changement de taux est effectif depuis la publication du décret n°2025-793 du 1er octobre 2025.
Pour aller plus loin, lire notre article : Investissements « Madelin » réduction d’impôt sur le revenu de 25 % accordée jusqu’au 31 décembre 2025
Cette réduction de 25 % s’inscrit dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an.
L’investisseur doit conserver ses parts pendant au moins cinq ans.
FIP « Corse » et FIP « Outre-mer » : une réduction d’impôt de 30% du montant investi
En 2025, le pourcentage de réduction d’impôt sur le revenu est de 30 % du montant souscrit pour un FIP "Corse" ou un FIP "Outre-mer".
Comme pour les FCPI, l’investisseur accepte de s’engager à conserver ses parts jusqu’au 31 décembre de la 5e année suivant celle de la souscription.
L’investissement en FIP est plafonné annuellement à 12 000 € pour une personne seule et 24 000 € pour un couple. La réduction d’impôt annuelle maximale est ainsi de 3 600 € pour une personne seule ou de 7 200 € pour un couple.
Des investissements de diversification patrimoniale
La souscription de ces produits ne doit pas s’envisager uniquement sur la base des avantages fiscaux accordés par l’État. Ces avantages sont la contrepartie de risques qui sont susceptibles de se matérialiser en perte de tout ou partie du capital investi.
Un épargnant cherchant à sécuriser son capital ne devrait pas investir dans ces fonds, quand bien même il souhaiterait réduire le montant de ses impôts. De même, un épargnant ne payant pas d’impôt sur le revenu n’a aucun intérêt à souscrire, puisqu’il supporte le risque de perte en capital sans pouvoir bénéficier d’un avantage fiscal à la souscription.
Cet investissement doit uniquement s’envisager dans un but de diversification patrimoniale et les montants investis ne doivent représenter qu’une faible part du montant du patrimoine financier de l’épargnant.
La commercialisation des FCPI et des FIP est réglementée par l’AMF. Seuls les conseillers en Investissements Financiers (CIF) sont habilités à proposer ce type d’investissement à leurs clientèles.
Axel Masson
Rédaction du Village des Notaires et du Patrimoine