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Le dynamisme remarquable du marché immobilier des stations balnéaires françaises

Le dynamisme remarquable du marché immobilier des stations balnéaires françaises

Alors que de nombreux Français vont se prélasser cet été sur les plages du pays, certains d’entre eux en profitent pour visiter les agences immobilières de leur station de villégiature favorite avec l’idée d’y acheter un bien immobilier.

L’atmosphère des vacances fait rêver nombre de potentiels acheteurs qui recherchent de nouveaux horizons, de l’espace, voire un changement complet de vie.

La Fédération Nationale des Agents Immobiliers et Mandataires (FNAIM) a récemment publié son quatrième bilan annuel de ce marché immobilier pas comme les autres.

Le panel étudié par la FNAIM

Le marché immobilier des stations balnéaires est un marché atypique qui le différencie assez nettement du reste du marché immobilier national. Il possède en effet des caractéristiques spécifiques en termes de profils d’acquéreurs, d’offre/demande, de niveaux et d’évolution des prix.

Pour la quatrième édition de son bilan annuel publié en juillet 2025, le syndicat des agents immobilier a étoffé son panel et analysé les prix de l’immobilier dans 517 stations balnéaires françaises situées dans huit régions et vingt-cinq départements. La FNAIM a défini la station balnéaire comme une « commune du littoral qui ont au moins 15 % de résidences secondaires, et qui, soit dispose d’une plage, soit est classée station de tourisme ».

Des prix nettement plus élevés que dans le reste du pays

Les stations balnéaires sont recherchées. Ainsi, le terme « haliotropisme », développé par le géographe Jean-Pierre Corlay en 1995, désigne l’attraction des populations pour les littoraux et pour les régions maritimes en général. Ce phénomène est mondial et n’est pas propre à la France.

Les conséquences de cet attrait se retrouvent mécaniquement dans les prix de l’immobilier des stations balnéaires. Ainsi, selon les calculs de la FNAIM, au 1er juin 2025, « le prix des logements est en moyenne 50 % plus élevé dans les stations balnéaires, à savoir 4 578 €/m² en moyenne contre 2 950 €/m² en France métropolitaine ».

Outre le niveau moyen des prix, la FNAIM précise que leur évolution a été beaucoup plus favorable dans les stations balnéaires que dans le reste de pays. Ainsi, ils ont « augmenté de 38 % depuis 2014 contre 22 % pour la France métropolitaine ». Les maisons ont notamment été recherchées après la pandémie de COVID-19 puisqu’« entre juillet 2020 et juillet 2022, le prix des maisons dans les stations balnéaires ont progressé de 25 %, contre 16 % dans le reste du territoire national ».

Les données conjoncturelles les plus récentes montrent qu’« après un léger repli en 2023 (-1,4 %), les prix se stabilisent depuis le début 2024 (+0,2 % sur seize mois) affichant une meilleure résistance qu’au niveau national ».

Prix moyens et évolution sur un an

Comme pour le marché immobilier national, les appartements sont plus chers au m² dans les stations balnéaires. Cependant, l’écart de prix au m² avec les maisons est bien plus faible, ce qui indique une demande structurellement plus forte pour ce type de biens.

Évolution des prix sur dix ans

Après avoir évolué au même rythme jusqu’en 2020, les prix ont ensuite nettement divergé en faveur des stations balnéaires. Les prix ont atteint leur pic en 2023 et se stabilisent depuis.

Une forte diversité de prix dans les territoires

Les prix les plus élevés se retrouvent en région PACA (5 842 €/m² en moyenne dans les
stations balnéaires) et en Nouvelle-Aquitaine (5 132 €/m²). Les prix sont plus abordables en
Normandie (3 543 €/m²) ou en Bretagne (3 483 €/m²).

La FNAIM indique que « sur un an (entre le 1er mai 2024 et le 1er mai 2025), seule la région Bretagne a vu le prix de ses stations balnéaires diminuer (-2,0%), et seule la région Corse a vu le prix augmenter (+8,0%). Les autres régions ont des prix globalement stables sur un an avec des variations comprises entre -0,2% et +0,7% ».

Top 20 des communes les plus chères de France

Les trois villes les plus chères de France sont ainsi des stations balnéaires. Le podium est trusté par la région PACA avec des noms qui sonnent doux aux oreilles des Français. Les prix de Saint-Jean-Cap-Ferrat (16 642 €/m²), Ramatuelle (15 844 €/m²), et Saint-Tropez (14 774 €/m²) dépassent allègrement ceux de la capitale.

Les risques climatiques ne perturbent pas encore le dynamisme du marché

Depuis le 1er janvier 2023 [1], les annonces immobilières des biens situés sur le littoral doivent indiquer l’existence du risque d’érosion côtière. Si le risque « de recul de trait de côte » est avéré, l’annonce immobilière doit comporter la mention « les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site internet géorisques » [2]. Ainsi, les acquéreurs sont informés en toute connaissance de cause de ce risque lors d’un éventuel achat en zone littorale.

Le décret précise que l’état des risques mentionnant le recul du trait de côte est « remis lors de la première visite de l’immeuble au potentiel acquéreur par le vendeur ou au potentiel locataire par le bailleur, est établi depuis moins de six mois ». Cet état des risques « sera actualisé par le promettant, le réservant, le vendeur ou le bailleur, selon le cas, si les informations qu’il contient ne sont plus exactes à la date de signature de la promesse de vente, du contrat préliminaire en cas de vente en l’état futur d’achèvement, de l’acte authentique ou du contrat de bail, auquel il doit être annexé ».

La FNAIM indique que « malgré les menaces croissantes associées au changement climatique, ces risques pèsent encore peu sur les prix ».

Alors prêt à franchir le pas d’un achat immobilier dans votre lieu de villégiature préféré ?


Notes :

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