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La part des passoires énergétiques dans le parc immobilier français décroit progressivement

La part des passoires énergétiques dans le parc immobilier français décroit progressivement

La rénovation énergétique du parc immobilier constitue un levier essentiel pour atteindre les objectifs énergétiques et climatiques fixés par les pouvoirs publics. Selon l’Observatoire National de la Rénovation Énergétique (ONRE), la proportion de logements fortement énergivores tend à diminuer sur l’ensemble du territoire. L’ONRE s’est appuyé sur une analyse statistique des diagnostics de performance énergétique (DPE) collectés par l’ADEME entre octobre 2024 et mars 2025, avec une extrapolation à l’ensemble du parc résidentiel.

Au 1er janvier 2025, les passoires énergétiques représentent 12,7 % du parc immobilier français

Le 1er janvier 2025, la France comptait 30,9 millions de résidences principales. L’ONRE a estimé le nombre de « passoires énergétiques » (étiquettes F et G du DPE) à environ 3,9 millions de logements, soit 12,7 % du parc immobilier. Par rapport aux précédentes estimations, le nombre de passoires a diminué d’environ 327 000 logements par rapport au 1er janvier 2024 et de 836 000 logements par rapport au 1er janvier 2023.

À l’autre bout du spectre, environ 2,7 millions de logements, soit 8,6 % du parc, sont estimés performants (étiquettes A et B du DPE).

Répartition des étiquettes DPE des résidences principales au 1 er janvier 2025

En un an, la part des logements classés F passe ainsi de 8,1 % à 7,9 % (- 60 000 logements) et celle des logements G de 5,7 % à 4,8 % (- 267 000 logements).

Des résidences secondaires et logements vacants moins performants

Comme lors des précédentes estimations, l’observatoire note que la part de logements énergivores parmi les résidences secondaires et les logements vacants est plus élevée que parmi les résidences principales.

Sur les 37,4 millions de logements de l’ensemble du parc, au 1er janvier 2025, les passoires énergétiques représentent environ 14,4 % du parc (5,4 millions de logements). En un an, cette part a diminué de 1,2 point (15,6 % du parc et 5,8 millions de logements).

Ainsi, au 1er janvier 2025, l’ONRE a estimé qu’un peu moins d’un million de résidences secondaires (soit 25,6 % de ce parc) et environ 500 000 logements vacants (soit 18,4 % de ce parc) étaient des passoires énergétiques (étiquettes F et G).

40 % de la diminution provient du changement dans le mode de calcul du DPE pour les petites surfaces

Par rapport au 1er janvier 2024, près de 40 % de la baisse serait imputable à la réforme du calcul du DPE pour les petites surfaces. Au 1er janvier 2024, l’ONRE rappelle qu’environ 20 % des appartements en résidences principales avaient une surface de moins de 40 m². Ces logements concentraient à eux-seuls près de 40 % des passoires énergétiques. Avec la réforme de juillet 2024, les nouveaux seuils de calcul ont fait sortir 160 000 logements de petite surface des classes F et G du DPE.

Une nouvelle réforme portant sur la modification du facteur de conversion en énergie primaire de l’électricité, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026, devrait entraîner une diminution d’environ 700 000 logements supplémentaires qualifiés de passoires énergétiques parmi les résidences principales. Ainsi, la part des logements énergivores passerait à 10,4 % en janvier 2026, soit une réduction de 2,2 points.

Pour aller plus loin :
 Consulter l’étude de l’observatoire national de la rénovation énergétique - Le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2025.

  • La part des passoires énergétiques dans le parc immobilier français décroit progressivement

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