Bienvenue sur le site des Experts du patrimoine

Site de référence d’information juridique pour tout ce qui concerne les problématiques patrimoniales Notaires, professionnels de l’immobilier, de la gestion de patrimoine, de la banque, des finances et de l’assurance vous disent tout !

Nouveau !

Devenez auteur !

Retrouvez aussi l’actualité des legs et donations / rubrique associations

+ management des offices
Garantie « aide à la famille » : ce qui a changé pour l'assurance emprunteur depuis le 1er juillet 2025

Garantie « aide à la famille » : ce qui a changé pour l’assurance emprunteur depuis le 1er juillet 2025

Depuis le 1er juillet 2025, une nouvelle obligation s’impose aux assureurs : proposer la garantie « aide à la famille » dans au moins un contrat d’assurance emprunteur. Destinée à soutenir les parents confrontés à la maladie ou à l’accident grave de leur enfant, cette protection complémentaire vient renforcer la sécurité des ménages propriétaires.

Une garantie désormais obligatoire

La mesure découle d’une décision unanime du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) en décembre 2023, à la suite d’une initiative parlementaire soutenue par plus de 85 associations.

Cette garantie entre en jeu lorsqu’un parent emprunteur cesse temporairement son activité professionnelle pour s’occuper de son enfant gravement malade ou accidenté. Cependant, deux conditions doivent être remplies :

  • l’état de santé de l’enfant doit nécessiter une présence permanente ;
  • le parent doit percevoir l’allocation journalière de présence parentale (AJPP).

L’assureur prend alors en charge une partie des mensualités du prêt immobilier.

Qui est concerné ?

Depuis le 1er juillet 2025, les assureurs doivent intégrer cette garantie dans au moins une offre d’assurance de prêt incluant une garantie incapacité temporaire de travail (ITT). Elle n’est donc pas systématique dans tous les contrats, mais les nouveaux emprunteurs peuvent y souscrire.

Mais ce qui a changé depuis cet été, c’est que cette garantie a été étendue. En effet, avant seules les incapacités de travail de l’emprunteur lui-même étaient couvertes. Désormais, la protection s’élargit aux conséquences de la maladie grave ou de l’accident d’un enfant.

Quelles indemnisations ?

La garantie « aide à la famille » prévoit actuellement :

  • deux périodes de 14 mois, soit un maximum de 28 mois de prise en charge ;
  • une indemnisation jusqu’à 50 % des mensualités du prêt, dans la limite de 4 000 €, selon la quotité assurée.

Et pour les emprunteurs déjà assurés ?

La loi n’ayant pas d’effet rétroactif, seuls les nouveaux contrats sont directement concernés.

Néanmoins, grâce à la loi Lemoine, chaque emprunteur peut changer d’assurance de prêt à tout moment. Il est donc possible de souscrire un nouveau contrat incluant cette garantie ou de négocier son ajout auprès de son assureur.

  • Garantie « aide à la famille » : ce qui a changé pour l’assurance emprunteur depuis le 1er juillet 2025

A lire aussi dans la même rubrique :

Réforme des frais de succession : qu’en pensent les notaires ?

Au lendemain de l’annonce de son projet de réforme de la fiscalité successorale par le candidat à sa réélection Emmanuel Macron [1], les notaires du territoire francilien partagent le fruit de leur réflexion sur la fiscalité des transmissions en (…)

Lire la suite ...

Comment les Français appréhendent-ils les actifs numériques ?

Cryptomonnaies : approbation sur leur utilisation, objections sur leur rentabilité La cryptomonnaie est venue remettre en cause le tandem économique plurimillénaire de la monnaie fiduciaire et de la monnaie scripturale. La technologie rend-elle (…)

Lire la suite ...

Changement de nom de famille en 2022 : état des lieux

Aval du Parlement sur la facilitation du choix du nom de famille S’il était déjà possible de demander à changer de nom de famille, les formalités afférentes étaient réputées être particulièrement complexes. Les personnes concernées devaient (…)

Lire la suite ...

Octroi du crédit immobilier aux consommateurs : le désordre s’accroît

« L’hyperlégifération enchante les angoissés du vide juridique. Elle est active en crédit immobilier aux consommateurs. » Le contexte Depuis le 20 décembre 2019, le Haut Conseil de Stabilité Financière (ou « HCSF ») impose des « normes » (…)

Lire la suite ...