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Prévoyance des Français : quel sentiment de sécurité ?

Prévoyance des Français : quel sentiment de sécurité ?

Dans un climat économique fluctuant, la protection du patrimoine et la préparation aux imprévus potentiels deviennent essentielles aux yeux des Français. C’est le cas pour les particuliers soucieux pour leur avenir, mais également pour les entrepreneurs et les travailleurs indépendants. Les risques inhérents à leur activité professionnelle peuvent en effet impacter directement leur situation financière et leur vie privée.
Ainsi, l’Observatoire de l’Imprévoyance (initié par le Groupe VYV) et l’institut de sondage OpinionWay dresse un état des lieux de la prévoyance en France à travers leur dernier baromètre [1].
Côté entreprises, l’enquête récente menée par OpinionWay pour Swiss Life [2] sur les contrats de prévoyance met en lumière les préoccupations majeures des dirigeants d’entreprises et des professionnels indépendants face aux défis et dangers éventuels qu’ils pourraient affronter dans leur parcours professionnel.

État des lieux de la prévoyance en France : préoccupations financières et enjeux majeurs

Le premier constat émanant du baromètre 2023 de l’Observatoire de l’Imprévoyance met en évidence une préoccupation persistante quant à la fragilité de la situation financière des Français. 63% évaluent leur situation comme moyenne ou mauvaise, induisant ainsi des arbitrages financiers nécessaires chez près de 9 Français sur 10, avec 28% contraints d’effectuer ces ajustements fréquemment.

L’inquiétude grandit également devant les choix difficiles auxquels font face les citoyens, un tiers ayant déjà renoncé à des dépenses considérées comme « essentielles », telles que l’alimentation et l’énergie (33%) ainsi que les soins de santé (34%). Parmi ces renoncements, 19% ont dû faire l’impasse sur une assurance, notamment en prévoyance ou en santé.

Bien que ces arbitrages financiers touchent toutes les catégories sociales, certaines se révèlent particulièrement vulnérables, notamment les femmes seules, les aidants, les chômeurs et les personnes à faibles revenus. Les aléas de la vie (arrêt de travail supérieur à 3 mois, perte d’autonomie, décès d’un conjoint ou d’un parent) entraînent des répercussions financières significatives, touchant la moitié des Français de manière personnelle.

Malgré ces constats, l’utilisation limitée de la prévoyance est manifeste : seulement 37% des personnes touchées par un accident de la vie bénéficiaient d’une couverture, qui s’est avérée utile dans 9 cas sur 10. Une sensibilisation urgente s’impose, d’autant que 62% des Français déclarent détenir une garantie de prévoyance.

Une vulnérabilité préoccupante touche 24% de la population, dépourvue à la fois d’une épargne financière suffisante et de toute garantie de prévoyance face aux difficultés. Parmi eux, la souscription à court terme demeure marginale, principalement en raison du manque d’information (46%) et des tarifs dissuasifs (32%). En effet, près d’un quart des Français n’ont aucune idée de leur protection financière en cas d’aléa grave et moins d’un Français sur deux s’est déjà renseigné ou a déjà été informé sur les solutions de prévoyance.

Du point de vue des actifs, 6 salariés sur 10 considèrent la prévoyance comme un critère important dans le choix d’un employeur. Alors qu’un salarié sur deux se dit non couvert en prévoyance en cas d’invalidité ou de décès, 45% estiment qu’ils ne tiendraient pas plus de 3 mois face à une baisse de 30% de leurs revenus.

Prévoyance des entreprises : inquiétude et vulnérabilité auprès des dirigeants

Les chefs d’entreprise et les travailleurs indépendants sont inquiets ! L’insécurité face aux aléas de la vie menaçant de mettre fin à leur activité fait peser un poids considérable sur leurs épaules. Leurs inquiétudes se cristallisent autour de thèmes majeurs :

  • Maladie : 73% des indépendants et 82% des dirigeants craignent une maladie longue durée ;
  • Événements imprévus : 70% des indépendants et 85% des dirigeants redoutent un arrêt de travail inattendu ;
  • Frais généraux : 60% des indépendants et 81% des dirigeants tremblent à l’idée de ne pas régler les coûts courants de leur entreprise.

Ces inquiétudes s’étendent à leurs familles. 84% des dirigeants et 70% des indépendants redoutent de ne plus parvenir à subvenir aux besoins des leurs. Pourtant, ils estiment que leurs proches sont relativement bien protégés dans le cas où ils seraient victimes d’un accident de la vie entraînant une incapacité de travail ou un décès (61% des indépendants, 71% des dirigeants).

Avec 69% des indépendants et 75% des dirigeants qui avouent se sentir vulnérable, le sentiment d’insécurité est prédominant. Près d’un répondant sur deux estime n’être pas suffisamment informé sur les options de garantie offertes par les contrats de prévoyance. Plus de la moitié admettent d’autre part que leurs finances de leur ne permettraient pas de faire face à un arrêt d’activité prolongé.

La jeunesse en première ligne ! Les moins de 35 ans sont particulièrement angoissés : 92% des jeunes dirigeants et 81% des jeunes indépendants craignent ainsi des événements imprévus. Ces chiffres sonnent l’alarme et appellent à une sensibilisation accrue sur les options de garanties.

Ces nouveaux chiffres soulignent impérativement le devoir de sensibilisation et de pédagogie des acteurs de la protection sociale, appelés à éveiller les consciences sur l’importance cruciale de cette protection, face à une précarité financière touchant une part significative de la population française.

Le mot d’ordre : protection renforcée pour les entreprises, les familles et les dirigeants. Le défi est lancé !


Notes :

[1Enquête réalisée en ligne par OpinionWay par questionnaire auto-administré du 30 juin au 19 juillet 2023 auprès d’un échantillon principal de 3050 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 80 ans et de deux échantillons complémentaires : 476 agents de la fonction publique et 151 étudiants.

[2Sondage OpinionWay pour Swiss Life réalisé du 17 au 24 mai 2023 auprès de 232 travailleurs indépendants et 301 dirigeants d’entreprise de 1 à 49 salariés.

  • Prévoyance des Français : quel sentiment de sécurité ?

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